Saint Valentin à bord de Moana

Publié le par Christophe

RV est pris dans le parking Nord sortie "Auchan" ; c’est de là que part tout convoi CAP OUEST : échange de sacs, bourrage de coffre, ouf ! Tout rentre : cette fois-ci nous roulons dans la LAGUNA de Christian, Jean Louis et moi, Florence et Jacky ayant opté plus modestement pour la Clio de Frédéric.

C’est une bordée CAPOUEST marquée par la forte participation de Renault-ACI, qui a fourni pour l’occasion, 3 de ses meilleurs collaborateurs (et une épouse ? çà compte non ?), et 2 magnifiques voitures de sa gamme.

Blague à part, une fois les GPS branchés et les dernières informations vérifiées (ha ! oui, MOANNA a changé de quai, désormais J55), nous voici partis.

Après une bifurcation malencontreuse au droit de Rennes qui nous envoyait vers LA TRINITE, mais pas la bonne (merci le GPS), et grâce à l’expérience du conducteur, nous voici arrivés ou presque : surprise la Clio est juste devant nous. C’est donc de concert que nous arrivons au port. La soirée commence assez classiquement par un "  rhum pour tous ", puis s’enchaînent le " bœuf-carottes ", mijoté par Mme Jacky (l’épouse), et un plat de crêpes bretonnes préparé par Christian, nutella/confitures. Humm !

 

Départ à 10 heures, après les douches de rigueur et le petit déjeuner au pain frais (merci Florence) : Brr ! Cà caille ! Les 5 degrés annoncés sont bien là, et le winch tribord en est même tout coincé.

Pas de surprise de nav : le vent est bien Est Sud Est, force 3 à 4, au près, re-Brr ! Les nez sont rouges et les doigts gelés. On vise Houat par le passage du Beniguet. A noter en passant, la balise Est décapitée (mais que font les affaires maritimes ?) : nous aurions pu, c’est vrai, passer sur le 16 un petit message " sécurité " pour le fun…

Mouillage très agréable avec une petite houle très douce, et un beau soleil à l’Ouest d’ Houat, et un merveilleux riz cantonnais mitonné par Florence.

Départ pour Belle Ile, avec un vent arrière très confortable, voiles en ciseaux et soleil dans le dos : c’est le printemps avant l’heure. Mais ne perdons pas l’objectif d’arrivée avant la fermeture de l’écluse du Palais : c’est l’occasion de réviser le calcul de marée (je divise par douze et je multiplie par 2). La fin de journée est orangée et baigne notre skippeuse d’une lumière douce !

 

Florence, notre belle skipeuse

 






 

Le Palais

 

Au creux des remparts, bien abrités, une bande de jeunes prend l’air : il faut attendre dans l’avant port, avec prise de bouée, puis se glisser avec 2 autres voiliers du CMN (Club Maritime Nantais) pour finalement gagner une place avec une borne électrique.

Ah ! Le petit coup de chauffage est le bienvenu… Nous descendons à terre : le Palais est un petit port bien agréable, avec sa passerelle sur l’écluse qui permet de gagner la rue principale bordée de petites commerces désuets, et de bars bretons : notre plaisir est gâché brutalement par les pétarades d’une îlienne à mobylette, qui ne connaît pas apparemment les échappements ! Une bonne " Morgate " à col blanc au pied de la montée principale, dans un bar adossé à la paroi de pierre, sans doute très agréable avec sa terrasse l’été, le temps de comparer les variations de prononciation entre le breton brestois et le breton costarmoricain du mot " Yech’ed mat (?) " qui veut dire " Bonne santé ! ".

 

Cours/dégustation de whisky (… après les Travaux Pratiques)

 

L’apéro se poursuit à bord, c’est une tradition, avec la découverte (pas pour tous) de l’excellent Whisky Balvennie, fini en fût de Porto de 1993 apporté par CHRISTIAN (bonne recrue de Cap OUEST) : le repas, lasagnes / fromages / tarte s’engage sur des souvenirs de 4.20, aborde les mérites comparatifs du beurre doux et du beurre salé : nous avions à bord un croisé breton/normand…normand pour le beurre, et breton pour la voile.

Départ à l’aube, 7h30, avec l’ouverture de l’écluse : il fait toujours aussi froid et le petit déjeuner, café chaud/thé/lait chaud/jus d’orange au choix, qui est pris sur le coffre une fois sorti, à l’ombre du RO-RO (ROll in / ROll out), sorte de sabot blanc qui assure la liaison avec la " terre ", est le bienvenu.

 

Arrivée du RO-RO au Palais

 

Départ pour Port Haliguen, avec les Voiliers du CMN, aussi frigorifiés que nous. L’idée initiale était de passer à l’Est de Houat, pour éviter le courant de face du Béniguet. Mais le bord au près nous a finalement conduit sur la Teignouse, avec une vitesse suffisante pour étaler le courant.

Jean Louis est à la barre. Après quelques bords nous arrivons à Port Haliguen, et accostons à une panne désaffectée, sauf par les cormorans, sans doute en réparation. L’endroit est désert, les bateaux silencieux, aucune âme dehors. Champagne (nous fêtons nos 34 ans de mariage Jean Louis et moi), purée jambon : royal !

 

  34 ans de mariage …

 

Le temps passe, il faut faire route vers La Trinité (mais où est le port ?) : un mic mac entre les bouées (mais elles ont changé de place ma parole !), quelques relevés (quoi ! le compas est bloqué ?), un gant à la mer qui nous permet de faire une manœuvre réussie de récupération (merci les gars !) et c’est la bouée du Petit Tréhot. Arrivés à 17h30, avec encore le démontage du four ( aie ! le doigt de Florence), le bib à remonter (costauds, les garçons) et c’est le bilan au bar.

Finalement, peu de bateaux étaient sortis, à part les CMN au Palais, un first 27.7 avec un superbe spi asymétrique, quelques régates au loin à l’arrivée, et pleins d’oiseaux, que notre spécialiste mi-breton/mi-normand , nous désignait au vol : Tiens, un pingouin volant (ha bon ? çà vole ?), oh ! Quel goéland énorme ! Et là, des mouettes à col gris….

 

 

 

 

Chrystèle Bréat

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Publié dans Les sorties

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